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Il entretient la flamme du poêle alsacien
Tradition
Publié le 24 Mai 2019
Il entretient la flamme du poêle alsacien

C’est l’âme de la maison alsacienne traditionnelle : le vieux kachelofe, qui trônait dans un coin de la salle de séjour et qui parfois suffisait à chauffer presque toute la maison, reprend du service. Dans le Sundgau, Victor Walter a décidé de reprendre le flambeau des poêles en faïence de tradition.

Le poêlier du Sundgau

En 2008, alors qu’il prépare un bac STI de mécanique auto au lycée de Montbéliard, Victor Walter choisit d’effectuer son stage de découverte à l’atelier Spenlehauer-Spiess, à Oltingue, dans le Sundgau. La petite entreprise est spécialisée dans la fabrication de poêles à bois en faïence. Le jeune homme n’a alors qu’une idée en tête : « Je voulais me recentrer sur un vrai métier manuel, mettre les mains dedans. » Il vient de trouver sa voie et n’a plus qu’une idée en tête : devenir poêlier et pourquoi pas reprendre l’affaire de son patron. Après, tout est question de travail et de résolution.

Un des derniers fabricants de kachelofe

Après son bac, il s’inscrit au lycée du bâtiment de Cernay, où il passe un Certificat Technique des Métiers (CTM) de poêlier-atrier, tandis qu’il fait son apprentissage chez Spenlehauer-Spiess. Après son diplôme en 2011, il est embauché par son patron, dont il reprend l’affaire en 2017. La nouvelle société s’appelle désormais Poêles en faïence de tradition et est aujourd’hui implantée à Zaessingue. C’est un des tous derniers fabricants de kachelofe en Alsace. « Moi, je fais tout moi-même de A à Z, insiste le tout jeune patron : je fabrique les briques réfractaires, je fabrique les carreaux de faïence, je fais le montage. »

Un seul outil : les mains

Victor Walter est intarissable sur l’efficacité énergétique et écologique de ses poêles : « Un bon feu de bois d’une heure et demi chauffe la pièce pendant huit heures. C’est beaucoup plus économe qu’un poêle à bois en fonte et qu’une chaudière au fuel. » Surtout, il fait ce qu’il aime : mettre la main à la pâte. Il n’utilise quasiment qu’une seule matière : l’argile. Et ne se sert presque que d’un seul outil : ses mains.

 

Crédits photo : couverture / Thomas Frey - corps d'article / Victor Walter

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